L’innocence même, est de croire que vous n’y êtes plus et que vous n’êtes plus.
Que vous n’êtes plus cet être suprême mais un être totalement perdu, en toute déconvenue.
Perdu d’avoir rompu avec SOI-même, perdu d’avoir perdu avec dilemme.
Avec innocence vous jouez des coudes, mais par inadvertance vous voilà dépossédé de vous-même.
Avec compassion vous chérissez, mais sans raison vous vous désavouez.
Désavoué d’avoir osé être cet être suprême.
Désavoué d’avoir cru et non plus d’aimer non seulement avec tendresse mais tout simplement de vous AIMER.
De vous aimer, sur cette terre, de vous aimer à grandir et à vous voir vous apparaître, non sous des jougs de malveillance, mais de la plus haute et grande instance qu’est l’immensité de votre être.
A en croire vous n’êtes rien, vous n’êtes rien pour certains.
A endosser, vous subissez plus à tort que de raison.
L’innocence est suprême pour celui qui s’y attelle, l’innocence est somptueuse pour celui ou celle qui s’y répand.