La Sagesse
La sagesse se reconnaît à celui qui sait l’entendre. S’octroyer un pouvoir quelconque est une perte de temps pour celui qui usurpe, pour celui qui s’empresse d’être garant, porteur d’un savoir alors qu’il ne daigne toujours le partager mais bien le colporter.
Il colporte de nauséabonds pouvoirs, se sachant détenteur et non possesseur.
Possesseur d’un rien.
Possesseur d’une noiraude.
Possesseur d’un arsenal de défaites qui le guette.
À vouloir tout savoir, à vouloir défendre et tout entendre, il se croit pourvu alors qu’il n’est aucunement détenteur d’un quelconque savoir, mais bien d’une usurpation, d’une défaite à croître en lui-même.
En son antre, perdure non cette noiraude mais bien l’essence même de son âme qui ne daigne et ne souhaite qu’une chose, être aimée à tout jamais. Le dompteur, le sauveur doit se laisser aller lui aussi à reconnaître son étrangeté d’être paradé et ni même exalté.
Souffrance de l’infâme à vouloir se nourrir, il est bon de se (vous) désarçonner de cette bienveillance malveillante de surcroît.
Abuser est un abuseur. Reconnaître son existence, voilà tout, et vous serez sauvés.