Défaite - Force et ferveur
Avec force et découragement, tu t’apitoies d’être.
Avec force et ferveur assainissante, tu redécouvres et redeviens l’être palpable, l’être souhaitable, l’être impromptue et reconnaissante.
Parmi les désastres encourus, tu te réitères maintes et maintes fois, malgré l’insoluble et l’insolvable défaite haletante de surcroît.
La défaite tombe, la gagnante monte.
La défaite enroule avec ardeur et hardiesse, la gagnante s’indiffère d’une quelconque souffrance.
Elle est perdante, elle aussi, malgré sa victoire elle devient éternellement insatisfaite d’un pouvoir non anobli, non mérité, ni-même digéré.
La digestion s’amenuise au passage, laissant derrière ces quelques rouages, la perte de l’être qui plus est.
La perte de son être à vouloir défaire, plutôt que croître à tout jamais.
La croissance est sereine pour celui et celle qui sait s’anoblir de son état d’être et non simplement percevoir la défaite.
La défaite est un sage et d’une sagesse pour celui ou celle qui saura la percevoir et ce bien au-delà de la souffrance causée et meurtrie.
Meurtrie de balles, meurtrie par et pour l’infâme, il est bon de se redécouvrir en cet état moratoire.
Avec incertitude tu es bercé.e, avec incertitude tu t’es croisé.e.
Croisé.e de défaites, croisé.e de l’infâme, tu redécouvres chaque parcelle de ton être, chaque parcelle de toi, dans cette course avec toi.
Courir après quoi, courir avec toi ici-bas.
Courir avec quoi, toujours en dedans de toi et toujours ici-bas.
Allons l’ami.e, cesse toutes injures, toutes défaites dans cette non-défaite.
Il n’y a que fêtes pour celui prêt et prête à aimer.
L’injure outrageuse que tu t’absous doit cesser.
Elle est inopérante en ces temps et elle devient somnolente.
Somnolente pour plus d’un, il est bon d’accourir avec aisance et bienveillance vers cette demeure qui n’est autre que celle en ton sein.
Mon ami.e, pénétrant dans cette parcelle de toi, tu y redécouvriras l’allégresse et la joie d’être tout simplement.
Solotea