Traces

Tu passes à côté de ta vie comme tu passes à côté de tes propres traces.

Des traces laissées de part et d’autres par des insurgences quelque peu néfastes et déconcertantes.

A quoi bon vouloir advenir sauveur, sauveteur pour ceux ayant fait périr leur propre demeure.

La perte n’est elle aussi que bien éphémère, pour qui sait croître en son sein et y demeurer certains.

A parjurer ton antre, tu en subis bien des conséquences mais la fleur comme la sève ou la graine savent se retourner pour pousser sous bien d’autres contrées.

A trahir ta propre semence, elle se ternie en dehors mais reste pure et à jamais dans l’immensité de ton être.

Le désastre t’a saigné mais il n’a aucunement banni ton éternité.

L’Éternel demeure à tout jamais à tes côtés.

A toi de lui ouvrir grand la porte comme l’accueil d’un fils envers son père bien-aimée et bien aimant.

L’impulsion n’est pas seulement attractive, ni même répulsive elle est au demeurant le mouvement qui te confère cette prouesse d’aider ton âme et de lui permettre non plus de ternir, voire de croupir pour certains, mais bien d’exister et d’ensemencer, non plus au travers de ces marasmes et scénarios de bambin, mais bien de parvenir à éclore de l’autre côté pour retrouver et embraser ta destinée qui est hautement à ta portée.

Solotea.

Pic: Nightcafé

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